Où que ce soit dans le monde aujourd’hui, la cybersécurité est une priorité. Ca l’est particulièrement pour les entreprises contre lesquelles les cyberterroristes s’acharnent nuit et jour car l’enjeu est d’envergure. Et quand bien même de nombreuses entreprises ne disposent pas des moyens financiers ou humains ou techniques nécessaires pour assurer la sécurité de leur système d’informations, elles n’en sont pas moins conscientes de l’importance capitale de la cybersécurité.

Quelle est la situation ?

Celles qui possèdent les ressources dont ils ont besoin ne cessent de renforcer leur défense, car elles savent que les attaques deviennent de plus en plus sophistiquées, de plus en plus massives aussi. Et qu’en est-il chez nous ? Au niveau même du gouvernement, des mesures sont prises pour garantir au mieux la sécurité de la vie privée et des données confidentielles des citoyens, des entreprises et de la nation dans sa globalité. Mais un constat assez inquiétant a été fait : nous manquons cruellement de talents dans des postes clés.

La triste réalité

Le fait d’être conscient de la gravité des attaques informatiques est une bonne chose, mais avoir les experts en cybersécurité serait une excellente chose. Entendons-nous bien : il en existe mais ils sont trop peu nombreux par rapport au nombre des entreprises. Toutefois, nous devons souligner le fait que les écoles d’ingénieurs font de leur mieux pour attirer les jeunes, elles rivalisent même d’ingéniosité pour être les plus intéressantes possibles. Mais il semble qu’il y a bel et bien pénurie de vocations. La preuve : il y a beaucoup d’offres d’emplois mais peu de professionnels qui y répondent ou qui sont véritablement compétents. Pourquoi ce désintéressement dans un secteur aussi porteur ? Le fait est que les candidats potentiels ont une image assez floue ou faussée de ce qu’implique le travail. Ils pensent qu’à longueur de journée, ils seront plantés devant des écrans à surveiller des lignes de codes et qu’ils ne feront que cela. Il n’y a pas suffisamment d’informations explicites données au grand public sur la nature du métier, ce qui explique cette absence d’intérêt. Autre frein : la longueur des études, étant donné qu’il faut un minimum de 4 ans pour maîtriser l’expertise indispensable à la cybersécurité. De plus, nous manquons également de professeurs ayant l’expérience requise pour assurer les cours. Le problème peut venir aussi de l’incapacité des recruteurs à reconnaître les vrais talents puisqu’ils sont peu au fait de la technicité des postes.

D’autres obstacles

Il faut avouer qu’un autre frein à la vocation, c’est que ces professions clés ne sont pas encore suffisamment féminisées, raison pour laquelle seuls 11 % des effectifs sont des femmes. Et pourtant, les faits montrent sans équivoque que les femmes évoluant dans le domaine de la cybersécurité obtiennent d’excellents résultats parce qu’elles sont plus innovantes, tournées davantage vers le relationnel, etc. Et un autre constat, c’est que la profession n’est pas encore suffisamment reconnue, la population en général ne comprend pas encore à quel point la cybersécurité est vitale pour le pays.

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